Les singles track road
Ce sont ces petites routes sur lesquelles on a beaucoup roulé. Des routes à une voie avec très très régulièrement des accotements pour permettre aux véhicules de se croiser où se doubler. La circulation y est très fluide et courtoise. Les gens s’arrêtent et attendent calmement pour passer. Ils prennent toujours la peine de saluer pour remercier. Ils nous doublaient toujours prudemment. Je me suis toujours demandé ce qu’un système comme ça donnerait en France. Je pense que ça ne serait pas possible. Ça tournerait mal et finirait en baston et comme dirait ma soeur, « n’oublie pas que certains se baladent avec des haches dans leur coffre de voiture ! »
On s’est aussi bien habitué aux cattle grid, ces grilles qui empêche le bétail de passer et qui permettent de laisser moutons et vaches en liberté sur certaines portions de routes. Plus on les traverse vite, plus ça secoue (Lolo n’est pas du même avis, il trouve qu’on les survole en allant suffisamment vite) !
Coco et Lolo presque incognito
Voyager dans des pays européens c’est moins exotique, mais ça a aussi un avantage. Nous non plus nous ne sommes pas très exotiques pour les autochtones.
On se fond dans le décor, on ne se fait presque jamais prendre en photo et on fait quand-même plein de rencontres !
Qu'est ce que c'est que ce drapeau
Comme d’habitude notre Gwen Ha Du ne laisse pas indifférent.
Entre les bretons en vacances qui le repèrent à 3 kilomètres à la ronde, les anglais qui viennent en vacances en Bretagne et qui nous disent des mots en breton et les curieux qui se demandent bien quel est ce magnifique drapeau (grec ?), il a un succès fou !
Des Britanniques très sympas !
Ce n’est peut-être pas beaucoup ressorti de nos récits, mais on a fait beaucoup de rencontres sur les routes.
Les Britanniques de tout âge venaient très facilement vers nous pour savoir d’où on était, où l’on allait et pour poser des questions sur nos vélos. Et ils restaient souvent discuter, et comme nous on est rarement pressés…
Qu’ils soient Anglais, Gallois ou Écossais, beaucoup d’entre eux disaient quelques mots de français et parfois même parlaient français.
Il faut dire que beaucoup d’entre eux aiment la France et y vont en vacances, certains tous les étés. Du beau temps, de la bonne bouffe et du bon vin !
Le flegme britannique
Durant ces deux mois et demi nous avons pu constater que le flegme britannique n’est pas une légende.
Ici les gens sont toujours calmes et courtois.
On ne se sent pas agressé, donc pas agressif en retour, et c’est vraiment agréable.
Le camping sauvage autorisé en Écosse
En préparant notre voyage on s’était réjouis de lire que le camping sauvage était autorisé en Écosse, et on se voyait déjà enchaîner les bivouacs de rêve.
Au final on a été un peu déçus. Ce n’est pas simplement le bivouac qui est autorisé, c’est l’accès à la nature, ce qui fait que l’on peut venir en voiture et poser sa tente pour deux ou trois jours tant que l’on respecte les autres. Ce qui fait que dans les zones touristiques il y a plein de panneaux « camping interdit » et que la plus part des parkings sont interdits la nuit pour limiter les fourgons.
Et les terrains ne se prêtent pas toujours à la pose d’une tente, entre les Landes, les hautes herbes pleines de tiques et les sols tourbeux gorgés d’eau. Bref au final c’est comme ailleurs il faut parfois chercher pour trouver un coin d’herbe qui nous convienne.
Mais on aura quand même eu plein de jolis spots, et l’Écosse, comme tout le Royaume-Uni, est un endroit où l’on se sent en sécurité sous la tente !