du 17/09/2025 au 26/09/2025

Petsitting à Copenhague

Le 24 octobre 2025 par Coco

Depuis le temps que j'avais envie de découvrir une capitale scandinave... Nous voilà à Copenhague pour une grosse semaine, parfait pour découvrir tranquillement la ville tout en s'occupant de nos nouveaux animaux : 1 chienne et 3 chats !

Accueil chaleureux à Herlev

La maison où nous allons faire notre petsitting ne se trouve pas à Copenhague même, mais à Herlev dans sa proche banlieue, à un peu moins de 10km du centre ville. Nous y sommes attendus par Srivatsa et Deepthi qui nous réservent un accueil chaleureux. Ils sont vraiment très sympas et on est tout de suite à l’aise avec eux. Originaires du sud de l’Inde, ils sont arrivés à Copenhague il y a tout juste deux ans avec leur chienne et leurs 3 chats.

Ils nous présentent la maison, les animaux et leurs habitudes, on va faire un tour de quartier ensemble et Srivatsa nous prépare un excellent dîner accompagné d’un vin français. On passe une très bonne soirée avec eux et on va se coucher avant leur départ pour l’aéroport à 3 heures du matin.

Par contre on change de décort par rapport à nos autres petsittings. La maison est située à 50 mètres en contrebas de l’autoroute… Juste en dessous du mur anti bruit, il n’y a qu’une piste cyclable entre lui et nous et c’est vraiment très bruyant. Heureusement une fois à l’intérieur fenêtres fermées on n’entend plus rien, et cette petite maison est accueillante et confortable.


Notre nouvelle ménagerie !

Nous faisons plus ample connaissance avec nos nouveaux compagnons.

Il y a Chinnima , que l’on surnomme Cocotte. Les premiers jours elle nous semble pas très dynamique, toujours sur son canapé. Elle était juste un peu timide. Elle adore se balader et il y a plein de zones de verdure autour de la maison, alors on peut varier les itinéraires.

Minchu est la chatte la plus sociable, dès le début elle vient nous voir pour se faire câliner et passe toutes ses nuits avec nous à ronronner entre nos deux têtes! C’est notre petite Mimi !

Avec Puski c’est une autre histoire. Il n’accorde pas facilement sa confiance et il nous faudra la moitié du séjour avant de pouvoir le caresser. Il finira quand même par nous apprécier et venir dormir avec nous aussi ! C’est un très beau chat roux avec de grands yeux qui me fait penser au Chat Potté !

Le dernier de la bande c’est Shambu, mais lui il déteste les inconnus avec qui il est agressif. On a pour consigne de lui servir à manger dans la petite pièce avec accès à l’extérieur qui lui est réservée et de ne pas chercher à faire plus pour qu’il ne nous attaque pas. Finalement il vient nous voir tous les soirs à la fenêtre du salon, on lui cause un peu et Loïc arrivera même à lui caresser la tête dans ses bons jours.

Le plein de vitamines

À 5 minutes de notre maison il y a un lidl où tous les matins ils vendent des énormes sacs remplis à ras bord de fruits et légumes déclassés pour 3 euros. Parfait dans ce pays où ils sont hors de prix. Et comme dans l’autre supermarché d’à côté ils sont les champions des dates courtes, on cuisine beaucoup et on se régale à petit prix tout en faisant le plein de vitamines !

Durant cette  semaine adieu le porridge. Le matin Lolo va nous acheter du pain frais !


Un programme bien chargé

Nous avons une grosse semaine devant nous, et un programme bien chargé. On a demandé conseil à Jean-Michel qui connait Copenhague comme sa poche après y avoir vécu plus de 15 ans. Il nous a donné une longue liste de choses à voir et plein de balades à vélo à faire. Dans les chapitres suivants je vais vous raconter ce que l’on a aimé découvrir dans cette ville.

Entre les balades avec Chiminna le matin et en fin de journée et les trajets à vélo jusqu’au centre ville (entre une heure et demi et deux heures pour l’aller-retour) les journées passent vite. Et certains soirs on apprécie de pouvoir se poser devant un film en Français (merci netflix).

On commence notre séjour par une mission tente. Récupérer un intérieur et un tapis de protection neufs, gentiement envoyé dans une boutique de randonnée de Copenhague par le SAV Exped. La première fois que l’on y va, personne ne trouve notre colis. Il était trop bien rangé, en y retournant le lendemain on a la bonne surprise d’apprendre qu’ils nous ont fait parvenir une tente entière toute neuve. Une super nouvelle, on leur rend donc l’autre et après 6 mois d’utilisation on repart à neuf !


LA ville du vélo

Dans mon imaginaire la ville du vélo c’était Amsterdam. Au final nous avons trouvé bien plus agréable de pédaler à Copenhague. Ici chacun a sa place et la respecte, c’est fluide et sans accroc. Si un cycliste a besoin d’aller sur un trottoir, il peut en descendant de son vélo. Et quand un piéton veut traverser une voie cyclable, soit il passe à un feu, soit il attend qu’il n’y ait pas de vélos, mais ce n’est pas au cycliste de s’arrêter pour le laisser passer. Pour les automobilistes par contre ça doit être bien galère de circuler, ils ont intérêt à être très très vigilants.

Aux feux il y a des reposes cyclistes où l’on peut s’appuyer en attendant que ça passe au vert. Et si un vélo a besoin de s’arrêter sur la piste cyclable il doit le signaler aux autres en levant sa main gauche juste avant.

On parcourt donc la ville dans tous les sens sur les vélos que Srivatsa et Deepthi nous ont prêtés. C’est plus pratique qu’en vélos couchés. On connaît par cœur la piste cyclable express qui mène de Herlev au centre-ville, alors pour varier on prend les pistes vertes. Tout un ensemble de pistes cyclables qui traversent des parcs et des espaces verts. On peut y rouler des kilomètres en oubliant que l’on est en pleine ville.

On a aussi beaucoup aimé rouler autour des lacs rectangulaires et sur les quais le long du grand canal même si par endroits les pavés ça secoue… On traverse le grand canal sur des ponts stylés réservés aux vélos, ou partagés avec les piétons. Cela nous permet aussi de découvrir les immeubles modernes du sud de la ville avec leurs formes futuristes, et des quartiers chics.


Copenhague sur l'eau

L’eau est très présente à Copenhague. Il y a le grand canal mais aussi plusieurs petits. On trouve une solution idéale pour découvrir la ville depuis les canaux : les greens kayak. C’est une association qui allie l’utile à l’agréable dans plusieurs villes d’Allemagne, de Suède et du Danemark. Elle prête gratuitement un kayak double pour 2 heures et en échange on s’engage à ramasser les déchets que l’on croise sur l’eau. J’arrive a trouver un créneau disponible sur le site de Green Island, en plein centre. Situation idéale pour pagayer en admirant la ville avec un autre angle de vue. En chemin on ne croisera pas beaucoup de déchets mais on frôlera un fameux 2 mâts en pleine manœuvre pour quitter son ponton, et on verra même un terrible pirate sur les canaux de Christiansharn.

Très occupée à traquer les déchets je n’aurai pas pagayé beaucoup, alors je paie un café à mon Lolo au café de Green Garden. Un endroit très agréable avec ce beau soleil.

Un samedi après-midi je laisse Lolo à l’entretien des vélos et je profite de la douceur de ce mois de septembre pour tester la baignade urbaine dans le grand canal. Direction Islands Brygge, un endroit incroyable : en plein cœur de la ville des bassins aménagés dans le grand canal. C’est très bien fait, tout en bois avec un grand plongeoir qui donne sur un bassin profond de 5 mètres, un bassin pour nager et des pataugeoires pour les enfants. Il n’y a pas grand monde, mais en même temps l’eau est bien froide, on se croirait aux Glénan ! En tout cas c’est une drôle d’expérience que de se baigner en pleine ville entourée d’immeubles dans une eau propre. Sur les quais il y a un grand parc où les Copenhaguois profitent du soleil de fin d’été, c’est animé et bon enfant.


Une journée musée

On avait prévu de visiter la Glyptotek, le musée préféré de Jean-Michel, et en fouillant sur leur site je me rends compte que l’entrée est gratuite le dernier mercredi du mois. Parfait pour des radins comme nous même si forcément il y a plus de monde. On admire leur magnifique jardin d’hiver : des plantes exotiques autour d’une fontaine sous une verrière, super pour nous accueillir dans le musée! L’expo temporaire du moment est pour nous, elle met à l’honneur notre cher Paul Gauguin, et parmi les vahinés et les paysages tahitiens on a la joie de découvrir une section de toiles sur la Bretagne. Un peu plus loin on tombe sur les aiguilles de Port Coton de Monnet ! On va aussi se perdre parmi les artistes danois.

Puis direction le musée d’art contemporain Nikolaj Kunsthal, lui aussi gratuit le mercredi. Il est installé dans une église qui a été désacralisée, ce qui donne une ambiance très particulière au lieu. C’est sympa mais on a vite fait le tour.

Pour terminer cette journée musées, direction le musée national du Danemark, en chemin je perds mon Lolo qui préfère rester dessiner au soleil. Le musée est immense, je n’en ferai pas le tour, mais je parcours l’histoire du pays.


La petite sirène

L’emblème de Copenhague c’est une statue, Den lille Havfrue, elle est en bronze, placée sur un rocher dans le port de Copenhague et elle représente la fameuse petite sirène du conte de Hans Christian Andersen. Lolo n’est pas motivé à y aller et me demande ce qu’elle a de si spéciale cette statue. En faisant quelques recherches j’apprends qu’elle a été réalisée en 1913 et qu’elle est depuis conservée dans un endroit secret. Celle qui est exposée dans le port en est une copie, afin de préserver l’originale. Voilà qui finit de convaincre Lolo de ne pas aller la voir. Il reste garder les vélos. Et il ne manque pas grand chose. La statue est toute petite et autour d’elle c’est l’effervescence et la course au selfie… Vraiment pas ma visite préférée.

On en profite pour aller découvrir la citadelle de Kastellet qui faisait partie de la ligne de défense du nord de Copenhague. Un joli endroit calme et paisible, parfait pour pique-niquer.


Le cimetière de Nørrebro

Nous avons découvert avec étonnement cet étrange endroit, à mi-chemin entre un parc et un cimetière. C’est un immense espace vert, avec des allées autorisées aux vélos, où sont éparpillées des tombes. Certaines un peu regroupées, et d’autres isolées. Mais l’ambiance générale est plutôt celle d’un parc. Nous y sommes allés en une fin d’après-midi ensoleillée, et il y avait des gens installés dans l’herbe qui discutaient, et des promeneurs. Bien plus animé et vivant qu’un cimetière comme on en voit dans les campagnes danoises, classique autour de l’église.


Le quartier de Christiania

En 1971 des squatteurs investissent une base militaire abandonnée dans le quartier de Christianshavn en plein centre de Copenhague et y créent la « Ville libre de Christiania ». Christiania est devenu alors un endroit libre où on ne paye pas de taxes, qui a ses propres règles, où la vie culturelle était foisonnante et où il y avait des activés agricoles. En juin 2013, le parlement danois a révoqué le statut spécial de Christiania et depuis elle est soumise aux mêmes lois que le reste du Danemark. Mais Christiania reste à part. Quand on s’y engage on ne sait pas à quoi s’attendre et comme on n’a pas vraiment préparé notre visite, on arrive par la partie des habitations. C’est trop chouette. En quelques minutes on passe des immeubles et de l’agitation d’une capitale, à une petite rue de village mélange d’ambiance hippie et récup « jojo la bricole », le tout hyper vert, avec plein de végétation, de potagers. Il fait beau et on a adoré s’y balader. On longe ensuite le lac et on arrive dans Pusher Street, l’avenue principale de Christiania. Ici on peut très facilement acheter du cannabis et tout un tas d’accessoires pour le consommer. Il y a aussi des bars et des restos. Changement d’ambiance, par rapport aux habitations : il y a bien plus de monde et c’est très animé. Et puis surtout visuellement c’est plus du tout pareil, même si la végétation est toujours très présente ici le style c’est plutôt graff et ambiance squat, bien moins agréable et charmant à notre goût.

On passe l’arche d’entrée dans le quartier et en quelques pas on retrouve la ville et ses immeubles.


Prendre de la hauteur

Afin de prendre un peu de hauteur et d’avoir une autre vision de cette ville où l’on commence à bien s’orienter je choisis de partir à l’ascension des 400 marches du clocher Vor Frelsers Kirkebien, l’église de Notre-Sauveur. Il est très particulier avec sa flèche en spirale et son escalier en colimaçon externe que l’on gravit en admirant le paysage. Avant d’arriver tout là haut on monte dans la tour par de très beaux et anciens escaliers en bois et on peut admirer les cloches. Une fois tout en haut c’est amusant de repérer les endroits que l’on a découvert tout au long de la semaine.

On distingue même au loin le pont de l’Øresund, qui permet de rejoindre Malmö en Suède. Il fait presque 8km de long et débouche sur l’île artificielle de Peberholmen où l’autoroute et la voie de chemin de fer plongent dans un tunnel sous-marin pour rejoindre la côte suédoise. De loin on voit donc un pont qui s’arrête au milieu de la mer, c’est surprenant ! ( photos dans la galerie)


Cisterns in Søndermarken

Pour notre dernière visite, direction Frederiksberg pour découvrir les Cisternes, un réservoir souterrain qui permettait l’approvisionnement en eau potable de la capitale danoise. On pouvait y stocker jusqu’à 16 millions de litres d’eau potable. Elles ont été utilisées jusqu’en 1933 avant d’être asséchées en 1981. Depuis 1996 elles sont devenues un musée d’art contemporain. Visiblement l’expérience de visite est très différente selon les années et l’expo en place. Nous on a beaucoup aimé. Nous avons pu admirer les installations de l’artiste danois Jakob Kudsk Steensen, qui a travaillé sur les origines de la vie dans les sources hydrothermales sous-marines. On est entrés dans une première salle où les éclairages mettaient bien en valeur les voûtes et colonnes du lieu. Dans les 2 autres salles le sol est recouvert de 30 cm d’eau et on avance dans la pénombre sur un réseau de passerelles. Les éclairages sont bleutés, et les reflets incroyables sur cette immense flaque immobile. Des suspensions et des protections d’images nous plongent dans l’univers des hauts fonds sous marins et entre la pénombre et les reflets on perd nos repères.

La visite est assez rapide et chère comme tous les musées danois, mais on a trouvé ça très chouette comme expérience.

 


La chasse à la souris

Un matin, Mimi, la petite chatte que l’on garde nous a organisé une activité chasse. Alors que l’on finit notre petit-déjeuner, Lolo voit Mimi passer devant la porte-fenêtre avec une souris dans la gueule et aller vers la fenêtre (ouverte) de la chambre. Il s’y précipite et voit Mimi qui lâche la souris, bien vivante, qui part se planquer sous le lit ! On compte sur Mimi pour l’achever mais non, elle veut que l’on chasse avec elle on dirait, et on ne veut pas laisser le temps à la souris de se trouver une planque. Armés d’une poubelle et de balais on arrive à la choper vivante et à la relâcher le long du mur de l’autoroute !


Une très bonne expérience urbaine

Vous l’aurez compris on a beaucoup apprécié notre séjour à Copenhague. On a pu prendre le temps de visiter la ville sans se faire des journées marathon. Nous avons été très gâtés par la météo, avec beaucoup de soleil et encore une fois on s’est attachés à notre joyeuse bande d’animaux.

Pour leur retour chez eux nous avons préparé un déjeuner à Srivatsa et Deepthi avec qui nous avons à nouveau passé un bon moment. Ils forment un couple vraiment très très sympathique que l’on a été ravis de rencontrer.

Encore 3 petits jours de pédalage et on quittera le Danemark !

 


Une vision digne de mes pires cauchemars de bivouaqueuse

Pour rejoindre la frontière allemande nous faisons demi-tour et repassons pas les mêmes îles qu’à l’aller mais sans faire plein de détours, en allant au plus direct. On repasse par certains endroits où on a roulé à l’aller, en ayant l’impression de faire le chemin en accéléré. On redormira même deux fois dans des shelters qui nous avaient bien plu à l’aller.

Pas grand chose de particulier durant ces 3 jours à part une rencontre qui m’a donné la chair de poule. En camping sauvage il y a un animal qui m’a toujours effrayée, c’est le sanglier. Je l’imagine bien labourant ma tente et ses occupants avec ses énormes défenses pour nous dévorer notre sacoche de bouffe, ou nous chargeant à travers les bois pendant que j’essaie de grimper à un arbre. Imaginez donc ma tête quand on a croisé cette petite bande, qui heureusement n’en avait rien à faire des deux cyclistes bretons que nous sommes !


Comme dans nos rêves islandais

Pour notre dernière soirée danoise nous visons un shelter à une dizaine de kilomètres de l’embarcadère du ferry qui nous fera traverser le détroit de Fehmarn Belt qui sépare le Danemark de l’Allemagne. Il est parfait, flambant neuf, avec un foyer pour faire un feu, plein de bois et à 750 mètres de l’épicerie du village à la sortie duquel il est situé. On se rappelle de nos moments de restrictions alimentaires en Islande, où pour se motiver on se disait que l’on se rattraperait au Danemark en se faisant des barbecues dans les shelters. Au final l’occasion ne s’est jamais présentée (il faut avoir du bois et un magasin à proximité), et notre envie nous est passée mais là c’est tout bon. Et comme on a du bol je tombe sur deux beaux morceaux de boeuf marinés au poivre en date courte. Avec un grand feux, des patates et deux bières, on se régale !