du 08/07/2025 au 12/07/2025

Cap sur l’Islande !

Le 25 juillet 2025 par Coco

Voilà des mois que l'on attend de découvrir l'Islande, tout en appréhendant un peu cette partie du voyage... Nous y voilà enfin !

Bienvenue à bord pour 48h de traversée

Eh oui, l’Islande par la mer ça se mérite, deux jours et deux nuits de navigation ! On est ravis de profiter de cette pause hors du temps. Pas de connexion internet, pas de programme, rien à faire. On a une petite cabine rien que pour nous, et lors de notre pause à Castricum j’ai déniché une toute petite bouilloire dans une recyclerie. On peut se faire des cafés, des tisanes et même des yum yum pour les repas.

La déco du bateau est très spéciale, de grandes photos anciennes en noir et blanc de scènes de vie islandaises dans les couloirs. C’est très sombre et un peu lugubre au premier coup d’œil, mais on finit par s’y habituer.

Sur le pont ça caille mais on tente quand-même notre chance et on guette les baleines. En vain… À part quelques oiseaux on ne verra rien. Par contre l’escale et la traversée de l’archipel des îles Féroé est magnifique. On ne regrette pas d’avoir prévu de s’y arrêter 2 semaines au retour. On a aussi pu apercevoir les îles Shetland dans la brume.

Au final entre lecture, siestes, découverte du bateau, balades sur le pont et apéro avec lecture de la gazette du mois (à la boutique duty free du bateau les bières ne sont pas chères !) le temps passe super vite, et on est surpris d’être déjà arrivés.


Arrivée à Seydisfjordur

Terre en vue ! Le fjord est très beau, de chaque côté des grandes montagnes qui se jettent dans la mer et tout au bout un petit village du bout du monde. Un paquebot Costa croisières est mouillé dans le fjord alors il y a pas mal de monde, mais on fait quand-même un tour dans le village. On planque la bouilloire, bien protégée dans plein de sacs plastique, près de l’église, pour ne pas se la porter pendant un mois et demi, avec chance on la récupérera au retour, et on fait quelques courses pour un pique-nique du midi à l’épicerie. Les prix islandais ne sont malheureusement pas une légende…


Col de mise en jambe

Monique ma docteur de Guilers m’avait prévenue. « En descendant du ferry ça va monter ». Effectivement, pour sortir du fjord il faut passer un col : un peu plus de 600 mètres de dénivelé pour se mettre en jambe. Le temps est couvert, un peu brumeux, c’est tout vert et plein de cascades … Un air d’Écosse. Puis on descend tout ce que l’on vient de monter, un col quoi.


Détour par Borgarfjodur

Avant de se lancer sur les pistes des hautes terres on décide de faire un crochet de 150km par le nord pour aller observer des macareux. Ils viennent nicher en Islande chaque été, et commencent à repartir début août.

Une fois le col passé c’est grand soleil. On a contourné la ville Egilsstadir et on roule sur une sorte de plaine, avec des montagnes en fond, c’est champêtre, il y a  des arbres, on ne s’attendait pas à ce genre de paysage. C’est la saison des foins et ils y a des gros ballots enveloppés de plastique dans les champs. On voit aussi  des chevaux islandais. C’est une race bien spécifique, qui a été protégée des croisements. Ils sont petits, rustiques, résistants et pour les connaisseurs ils ont 5 allures au lieu des 3 habituelles : le tölt et l’amble en plus du pas du trot et du galop.

En fin de journée on voit arriver de drôles de nuages bas. On se demande ce que c’est et brutalement le brouillard tombe. C’est très étrange car c’est un brouillard lumineux, par moment le soleil perce et éclaire une petite zone. Il y a très peu d’habitations, mais on fini par trouver une maison isolée où demander de l’eau. La dame semble apprécier les quelques mots d’islandais que j’ai appris sur le bateau, et essaie de me faire la conversation avec le peu d’anglais qu’elle connait.

On arrive dans une zone de marais. Drôle d’ambiance avec le brouillard… on se demande bien où l’on va trouver à planter notre tente… et tout à coup, aussi brutalement qu’il est apparu, le brouillard se lève et on se rend compte que l’on est au pied d’une montagne. Il est déjà 19h et on ne se voit pas s’engager dans un nouveau col. Coup de chance, au pied de la montagne on trouve un coin d’herbe parfait pour poser notre tente.


Les macareux

On commence donc notre journée par une bonne grimpette. Très vite le brouillard retombe sur la pleine. On roule au dessus des nuages. En redescendant de l’autre côté on plonge dans le brouillard. C’est très étrange de rouler dans cette brume et d’entendre la mer, en bas des falaises, sans pouvoir la voir. Et comme la veille, parfois le soleil illumine un détail, par exemple un couple de moutons qui semble surgir du brouillard. C’est vraiment très beau.

Il finit par se lever et on découvre ce magnifique fjord, entouré de montagnes, avec son petit village Bakkagerdi. Pour trouver le rocher des macareux il faut faire le tour du fjord.  On se pose juste a côté pour pique-niquer, avec vue sur les oiseaux, juste au dessus de nous, qui font des va-et-vient au dessus de nos têtes et plongent vers la mer. Trop chouette. Mais on n’est pas au bout de nos surprises. Il y a un grand escalier en bois qui monte sur le rocher où les macareux ont creusé les terriers où ils vont pondre. On est a quelques mètres d’eux et on peut les admirer faire leur petit traffic. Il y a une barrière le long de l’escalier qui empêche les gens d’aller les déranger, mais tout le monde est très respectueux des oiseaux, chuchote, et essaie d’être le plus discret possible. En tous cas les macareux ne semblent pas du tout être dérangés, il y en a même un qui vient se poser à 50 cm de moi.

On repasse le col dans le sens inverse, on n’a pas l’impression d’avoir fait demi-tour car on découvre le paysage sans le brouillard, et on se repose au même endroit que la veille après avoir récupéré de l’eau dans une rivière en haut du col.


Comment on éteint la lumière ?

En Islande début juillet il ne fait jamais nuit ! En fin de soirée on ne voit plus le soleil, mais c’est toujours grand jour. C’est assez perturbant quand on se réveille la nuit. On a absolument aucune idée de l’heure qu’il peut être.

Moi je suis tellement crevée que je ne suis pas gênée, Lolo lui est obligé de se couvrir les yeux la nuit.


Première piste islandaise

Pour faire une boucle plutôt qu’un aller-retour, nous nous engageons sur une piste qui nous mènera à Egilsstadir. Une voiture nous double, nuage de poussière et là je comprends tout à coup pourquoi depuis le début de ce voyage j’avais l’impression de rester propre. Après 15 jours de camping sauvage on était contents de prendre une douche et de faire tourner une machine, mais on restait propres… La poussière des pistes, mon cerveau l’avait complètement occultée… Pourtant on l’a souvent maudite cette poussière durant nos précédents voyages ! Mais c’est pas grave on est quand-même bien contents de retrouver les pistes !

En Islande il y a plein d’oiseaux partout, et à vitesse de cyclistes on a vraiment le temps de les observer. Certains sont très amusants et semblent aimer voler avec nous et nous accompagner quelques instants en nous faisant la conversation… aussi bavards que Loulou (l’inséparable de Løkken) !