du 06/01/2026 au 08/01/2026

Retour en France où comment ne pas nous faire préférer le train

Le 2 mars 2026 par Coco

9 mois pile poil après avoir débarqué sur les côtes de Cornouailles anglaises pour débuter notre tour d'Europe, nous reposons les pieds en France, dans le port de Toulon. Le programme semblait simple, monter dans un train de nuit direction Paris, et deux correspondances plus tard nous aurions dû arriver à Landerneau...

Drôle d'accueil à Toulon

On débarque à 7 heure du matin en pleine vague de froid. On attend donc que le jour se lève dans la gare maritime avant de partir à la recherche d’une boulangerie. Baguette chaude et pains aux chocolats dans nos saccoches, on se pose dans un parc pour se prendre le petit déj. On allume notre réchaud pour se faire un café, et … Voilà un gars de la sécurité qui débarque. Une dame est venue nous dénoncer (et elle reste surveiller que le vigile fasse bien ce qu’elle lui a demandé). Il nous dit que l’on ne peut pas utiliser notre réchaud dans le parc, et que nos vélos doivent être laissés à l’entrée du parc … Bref on se fait virer, bienvenue à Toulon…

Là-dessus Lolo reçoit un message de la SNCF, notre train est annulé….

SNCF ou comment ne pas nous faire préférer le train

Direction donc la gare de Toulon où l’accueil dans le point billeterie est on ne peut plus chaleureux et sympathique. Du vigile à l’hôtesse d’accueil en passant par les agents aux guichets, ils sont tous sympa marrants et causants.

Pas moyen de nous recaser sur un autre train aujourd’hui, ils n’acceptent pas les vélos. Il faudra attendre demain soir. On échange nos billets, et en regardant le PDF du billet on voit une petite ligne « tous les types de vélos ne sont pas acceptés à bord des trains ».

On avait entendu dire que les vélos couchés pouvaient être refusés dans les trains français, mais lors de l’achat des billets rien n’était indiqué. On s’était donc dit qu’hors période de vacances scolaires, ça le ferait. Mais avec ça inscrit sur le billet, on préfère demander.

Le couperet tombe, les vélos couchés sont interdits dans les trains français au même titre que les tricycles et les tandems.

Un tricycle ou un tandem c’est hors gabarit, mais un vélo couché, on a un peu de mal à comprendre surtout que l’on vient de le faire sans soucis en Italie et en Allemagne…

Personne ne peut nous donner une explication valable, mais on nous dit que l’on ne pourra pas monter dans le train avec nos vélos … Et c’est trop tard pour se faire rembourser nos billets sans frais …

Vive la France !


Plan B : un fourgon pour traverser la France en pleine vigilance orange

On se pose devant la gare pour trouver un plan B.

Dominique la maman de ma copine Mallorie nous trouve un plan chez une copine à elle pour stocker nos vélos à Hyères. Cela nous permettra de remonter rapidement à Landerneau, (nous devons vite rentrer, pour la famille) sans perdre nos billets de train. Mais Hyères est à 1300 kilomètres de Brest et ça s’annonce galère pour venir les récupérer par la suite.

Finalement on casse notre tirelire et on loue un fourgon en aller simple. Il faut aller le récupérer à Hyères, à 20km de la chambre que l’on a réservée à Toulon. Départ à 6h30 sur une piste cyclable gelée… Ça glisse par endroit, heureusement c’est plutôt plat.

Un long trajet nous attend car pour économiser un peu on a choisi de prendre les départementales. Le centre de la France est en vigilance orange neige verglas… Jusqu’ à Millau ça roule, puis les routes deviennent blanches de neige, on avance à vitesse d’escargot… Après la neige c’est le brouillard, les routes sinueuses de nuit et la pluie battante… On n’avance pas et on finit par craquer et rejoindre l’autoroute à hauteur de Bordeaux.

Arrivée à Landerneau 19h plus tard à 5 heures du matin ! Heureusement Nathalie est là pour nous aider à déposer le fourgon à Brest.

Nous voilà de retour à Landerneau.