du 28/04/2025 au 05/05/2025

Écosse nous voilà

Le 5 mai 2025 par Lolo

L'Ecosse, on en rêvait en préparant notre voyage, eh bien voilà nos vélos nous y ont menés !

Road 7

Au Royaume-Uni les itinéraires cyclables sont bien développés, probablement encore plus que les vélos routes en France. C’est le susTrans, National Cycle Network, qui s’en charge.
Au Pays de Galles on a déjà suivi plusieurs tronçons de la route 8 et de ses dérivés. Pour nos premiers jours en Ecosse nous suivons précisément la route 7, le gps est éteint, on se laisse guider par les panneaux !
Pour l’instant les paysages ne sont pas grandioses, mais c’est paisibles et vert, j’ai un peu l’impression de me promener dans le fond d’écran d’un vieux windows, vous savez cette fameuse colline verte ! Avec des vaches en plus, car oui, un peu de variété, les moutons ne sont plus seuls à occuper les champs.
Il y a de temps en temps des variantes off-road comme ils disent, sur lesquelles nous nous engageons avec plaisir ! Peu ou pas de voitures, et malgré tout des pistes suffisamment roulantes, ce n’est pas du VTT. A l’image cette section dans le Galloway le long des lacs Loch Grannoch, Clatteringshaws loch, et Loch Dee, Loch Trool. D’ailleurs l’Écossais à qui nous demandons de l’eau avant d’y mettre nos roues nous dit qu’une épreuve gravel y a lieu tous les ans. Effectivement, en écrivant ces lignes je viens de faire une recherche, il s’agit de The Gralloch.
En parlant gravel, je pense bikepacking, ce nouveau mode (ou nouvelle mode) de voyage à vélo, à côté du quel nous passons pour les ancêtres du voyage à vélo, « old school » dirons-nous. D’un côté des sacoches légères et minimalistes intégrées au cadre du vélo, de l’autre des sacoches volumineuses et bien remplies d’affaires forcément pas indispensables. C’est sûr qu’ils sont beaux et rapides ces cyclistes avec cet équipement, parfaitement adapté pour un long week-end ou des vacances, mais nettement moins pour un long voyage bivouac. Je ne dis pas que je ne me laisserai pas tenter plus tard…


Les barrières

Qui dit moutons dit barrières. Au début c’est amusant et bucoliques ces mignonnes petites barrières qui de manière rythmée entravent les routes et pistes, pour empêcher les moutons de sortir de leurs champs. Mais très vite, et pour rester polis, on les nomme plutôt fichues barrières ! Au mieux il faut s’arrêter, ouvrir, passer, refermer. Souvent on doit descendre du vélo. Et le plus pénible c’est lorsqu’il faut freiner à fond en descente, j’ai alors l’impression de voir nos patins fondre comme neige au soleil, encore plus s’il pleut.
Il y a une solution géniale, ce sont les grilles au sol : les moutons ne les franchissent pas, et à vélo elles ne posent aucun souci, encore moins si on les passe à fond. Mais elles sont bien moins nombreuses que ces foutues barrières !


L'île d'Arran

Depuis Troon, nous prenons un ferry qui nous mène en moins d’une heure à l’île d’Arran. Nous sommes vendredi en fin d’après-midi, il fait grand soleil, le ferry est donc blindé. On craint alors que ce soit la foule sur cette île, mais finalement tout ce petit monde se diluera dans toutes les directions, et nous y pédalerons tranquilles, dans de superbes paysages : la mer (on distingue même au loin la ligne de côte irlandaise), les baies où sont mouillés des voiliers (pendant que Güzel, lui, prend du repos forcé sur le terre-plein de Landerneau), les montagnes, les forêts et rivières…
A un moment on tente une sortie de route en s’appuyant sur la carto, mais bien difficile, on doit pousser les vélos et même à un moment enlever les sacoches pour porter les vélos pour passer une barrière piéton. Ça me fait penser à un cycliste racontant dans une revue, sur le ton de la blague, qu’il ne partait jamais faire une marche sans son vélo…
Il paraît que comme sur la presqu’île de Crozon en Bretagne, reigne un micro-climat sur l’île d’Arran. Eh bien c’est vrai, plein soleil pendant notre séjour… mais vent glacial. D’après le service marketing de l’artisan glacier de l’île, les vaches s’épanouissent dans cet environnement, ce qui donne du bon lait pour les glaces. Nous quittons l’île aujourd’hui, il ne nous reste que quelques heures pour y goûter… heureusement j’ai repéré une petite échoppe près de l’embarcadère du ferry qui nous mènera à Claonaig.


Coco et Lolo au camping

Je ne suis pas un fan des terrains de camping, surtout puisque le bivouac sauvage est facile en Ecosse. Mais à un moment c’est bien de pouvoir faire une lessive et prendre une douche, alors nous voilà posés pour presque 24h au camping de Lochranza. L’occasion de mettre à nous notre carnet de voyage.
Et l’occasion le soir de faire une petite balade à pied vers le château en ruines. Lumières rasantes, couleurs incroyables, les reflets de la montagnes dans le petit aber, et des cerfs qui investissent les prairies proches du camping.